- Sous-Titre : son...

 

Virginie* voulait une grande maison, une maison de famille elle a toujours vécu en appartement jusqu'à l'âge de cinquante-cinq ans depuis deux ans elle a sa grande maison en pierres avec quatre chambres plus un dortoir pour les petits enfants et la piscine sécurisée et le jardin ils sont deux dans la maison familiale famille recomposée les quatre enfants vivent à Nice, à Toronto, à Miami, à Saint-Denis, la maison est souvent vide...

 

Voilà* quelques semaines nous avons passé trois jours délicieux dans la maison de famille d'Edith, située dans un village perdu des Hautes-Pyrennées la maison date de la fin du dix septième siècle (la maison très vaste est absolument inconfortable) les aïeux on disparu... Edith et ses deux frêres on hérité de la maison et depuis ils ne se parlent plus... Edith veut vendre, Paul non... Gilbert n'en sais rien !

 

Violaine* n'a pas le boulet sa maison (pardon, la maison de sa maman) celle de Mont de Marsan ne se vend pas (faut dire que la meilleure estimation était de 180 000 Euros, mais Violaine a fixé le prix à 240 000 Euros depuis deux ans une seule visite et aucune nouvelle des deux agences... étonnant non !) mais il y a aussi l'appartement à Bordeaux de son frère qui est décédé lui également "impossible de m'en séparer tu comprends, c'était l'appartement de mon frère !" Violaine à également son appartement à elle, celui où elle habite à Pessac, enfin il y a la petite ferme du Lot et Garonne de son père qui est en maison de retraite... Violaine a hérité d'un petit portefeuille d'actions qu'elle a vendu pour entretenir ce patrimoine immobilier parce qu'elle ne se résoud pas à ne pas chauffer ces locaux bien qu'inoccupés, que la ferme prend l'eau, que les charges s'accumulent, comme les impots et le pécule a totalement fondu et ce n'est pas sa retraite d'Atsaime qui va la sortir de ce merdier (oui j'ai bien écrit merdier) impossible de louer ces biens sans faire de couteux travaux... c'est une impasse, l'attachement à ces pierres à ce quelles représentent pour Violaine l'a mise dans une authentique galère, même son mec c'est tiré lassé de l'attitude (incompréhensible à ses yeux) de Violaine.

 

Voici* deux ou trois jours Célestine nous contait avec délicatesse son rosier, où chacun pouvait lire un billet lourd de sens, à nouveau une histoire de maison, de temps qui passe et du poids de la pierre...

 

Vachement* bat' d'avoir un nid, vivre SDF me semble aussi insuportable que de vivre incarcéré, vraiment. Pour autant je ne suis et je n'ai jamais été attaché à un lieu, à des pierres ou a une séries de meubles... Mes enfants seront et feront de même je crois. Nous sommes bien là où nous nous posons ce qui ne gâche en rien les beaux souvenirs, et n'empêche la nostalgie, simplement hier c'est fini.

 

 

 

Tu as vu ce style, cette classe...  blam, chacun de ces cinq chapitres commence par la même initiale, c'est fou tout de même ce mal que je me donne, quelle classe !