Bleck attitude

23 février 2017

Allo...

 

 

 - Sous-Titre : A l'eau...

 

Tu le sais bien il y a des lieux propre à l'échange, à la rencontre il y a l'arbre à palabres, le puît est de ces lieux magiques.

 

Entre autres avantages de vivre dans mon village c'est qu'il est équipé de puits artésiens où coule une eau gratuite et agréable à boire, ce qui n'est guère fréquent dans nos contrées, deux à trois fois par semaine je rapporte quelques litres de cette eau.

Jamais oh grand jamais le dimanche, le dimanche c'est le jour de retour des Bordelais dans la métropole c'est donc le jour d'embouteillages à la source, à fuir !

Aller puiser notre eau potable est un de mes menus plaisirs de la semaine... hier matin une Dame me précéde, salut rituel et j'attends tranquillement mon tour je remarque que la Dame en question n'a pas d'âge, pas de signe distinctif de mode ou de statut social, la Dame est ultra sobrement habillée, propre et pratique : des souliers de cuir à semelle épaisse, un pantalon de toile un gros pull une écharpe et un bonnet de laine couvre complètement sa coiffure.

C'est elle qui s'adresse à moi par l'intermédiaire d'une question technique concernant ma bicyclette toute neuve garée à deux pas... Nous nous sommes quittés une bonne demi heure plus tard. Virginie est de ces personnes qui font la route, comme on dit. 50 ans depuis huit ans elle vit dans son camion (très) bien aménagé, elle vivait très confortablement en plein Paris chef d'une petite entreprise deux enfants, un mari cadre dans l'administration... des galères comme tout le monde mais la vie était bien huilée... et puis un gros souci médical, Virginie met deux ans à se remettre sur pied et c'est décidé elle vit maintenant au jour le jour sans aucune contrainte, même pas un chien pour accompagner sa solitude d'ailleurs elle ne se considère pas seule, elle vit sans contraintes et c'est tout, elle rencontre ses deux enfants régulièrement, c'est comme ça. Elle vient passer l'hiver depuis quatre ans sur le bassin d'Arcachon elle s'apprête à faire un grand voyage à vélo traverser l'Europe, seule ou jamais seule ne fume pas, ne boit pas elle me raconte tout ça les yeux dans les yeux calmement, Virginie à un putain de caractère, c'est une déterminée... j'aime les rencontre à l'eau.

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12 février 2017

Moi, un blog...

 

 

 - Sous-Titre : N'importe quoi...

 

On sort de chez Peppone ce vendredi midi avec mon pote Jean-Marc, on y a engoufré une pizza très chère et pas très bonne,  et d'un coup de coude j'indique à Jean-Marc ce petit mot suspendu au dessus de la caisse du rade...

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Et je fais le cliché... quelques instants plus tard alors que nous foulons le cours de verdun mon copain me demande pourquoi j'ai pris cette photo, je lui répond par réflexe que je la balancerai sur mon blog...

Il me jette un regard sérieux, t'as un blog toi ???

 

Meuh non j'déconne, tu me vois tenir un blog, sans déconner... moi un blog, n'importe quoi...

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11 février 2017

Et 48 centimes...

Quand j'étais riche j'utilisais du cash, ma pochetée de monnaie et puis deux cartes bancaires, maintenant que je suis très riche et que j'ai moins d'argent je n'utilise que (très rarement) ma seule carte bancaire (à débit immédiat) du cash et ma pochetée de monnaie que j'adore.

 

Hier je vais à la boulangerie et afin de payer quatre Euros je tends à la Dame qui me fait face un billet de cinquante Euros "vous n'auriez pas moins gros comme billet s'il vous plaît ??"

"Ah non, désolé mais dans une boulangerie en général il y a beaucoup de monnaie, non ?"

Ce n'est pas l'heure du coup de feu dans la boulange alors l'employée de la boulangerie qui est seule face à moi me rend la monnaie avec difficulté et moi d'en rajouter "et puis c'est 50 Euros pour payer 4 Euros d'accord, mais ce n'est que 50 Euros... qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui avec 50 Euros..." tout ça sans agressivité de part et d'autre, on se comprend, je crois simplement je l'ennuie avec mon gros billet. Elle est fatiguée servir des baguettes de pain pendant huit heures,  se faire rembarrer constamment "plus cuit", "plus blanche svp" "non pas celle-la, pas celle-là non pas celle-là... celle-là là !!" "vous n'avez pas plus cuit, mais si celui-là derrière voilà" c'est très pénible servir dans une boulangerie on est loin de la vente conseil elle me regarde dans les yeux :

"vous savez Monsieur pour moi un billet de cinquante Euros c'est beaucoup d'argent"

Elle m'annonce qu'elle touche le salaire minimum... "ah oui je comprends ça ne doit pas être facile de vivre avec... 1200 1250 Euros" - J'aimerais bien, je touche mille cent vingt six Euros Monsieur et elle sort sa fiche de salaire de la poche de son tablier j'ai le temps de lire le chiffre net 1 126, 48.

On s'est quittés j'avais un peu l'air con et la brioche de l'après-midi n'avait pas tout à fait la même saveur.

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08 février 2017

L'appel de la forêt...

 

 

 - Sous-Titre : Fête des secrétaires...

 

Si les ressorts de matelas pouvaient parler...  Il est clair que le jour de la fête des mères ou le premier janvier le nombre de liaisons téléphonique explose, La chandeleur est une période bénie pour les meuniers et autres producteurs de chocolat à tartiner alors il est certain que la manne est trop bonne pour les fleuristes et autres restaurateurs, bientôt la saint Valentin... dans la demi heure après la fin du film ou la série du mardi soir combien de litres de foutre vont être déversés tantôt à la va-vite tantôt passionnément, c'est selon.

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03 février 2017

Indispensable...

 

 

 

 

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31 janvier 2017

Nivellement...

 

 

 - Sous-Titre : Par le très bas...

 

Ce midi juste au moment d'enfourner un chou-fleur pour le gratiner et dans la perspective d'avoir des nouvelles du front, j'enclenche France Inter... LE message de l'état qui nous informe qu'il faut éviter de se moucher ailleurs que dans un mouchoir jetable qu'il ne faut pas oublier de se laver les mains, s'ensuit une recommandation d'une mutuelle sur les bienfaits du dépistage du cancer de la prostate et on finit par un message du ministère de la Santé qui conditionne les Dames au frottis cervico-utérien... On s'est regardés ma femme, moi et le plat de chou-fleur et sans un mot j'ai éteind la radio, nous avons ouvert la porte fenêtre pour la première fois de l'année nous avons déjeuné au soleil au son du piaillement des oiseaux, on a même pas demandé l'autorisation !!

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25 janvier 2017

Comment naissent les voiliers...

 

 

 - Sous-Titre : Tu t'souviens...

 

 

Eh merde, en ouikipédiant voilà quelques minutes j'apprends la mort de Jean-Olivier Héron...

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissais absolument pas ce type... je lui dois des heures et des heures de rêve, la lecture des récits de ces branques qui fuyaient un quotidien maussade  partant des mois sur les mers à bord d'une coque qu'ils avaient souvent construite, je dois à ce type d'avoir décoré ma piaule avec sa première métamorphose "Comment naissent les voiliers" tu t'souviens, une planche de dessin représentant un poisson volant se transformant en cinq ou six images en un fier voilier filant dans les alizés, magique !

 

Jean-Olivier Héron... encore un type que je ne connaissais pas... un artiste, en 71 il participe à la création de Voiles et Voiliers (un monument) et puis ça le fatigue il vend ses parts et s'installe, se retire sur l'île d'yeu fonde Gallimart jeunesse et dessine peint donne des cours, un type comme ça c'est forcément quelqu'un de bien, il a des tas de gens vachement bien alors parlons-en, parlons-en plutôt que de nous rabattre les oreilles avec l'autre là, "l'espèce de machin orange" ***

 

 

*** Un grand merci à Valérie de haute savoie et à son blog "Notes périssables" chez qui j'ai piqué ce pseudo : "espèce de machin orange" excellentissime simple et percutant pour un personnage qui commence à nous faire peur de chez peur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 janvier 2017

Bruno...

 

 

 - Sous-Titre : Je ne me souviens plus de son prénom, il ne s'appelait pas Jean-Marc...

 

Tout à l'heure alors que je passais l'aspirateur j'ai repensé à Bruno... des années que dis-je des années et des années que je n'avais pas pensé à Bruno, ce matin j'ai pensé à Bruno.

C'était un vieux Bruno, ne me demande pas son âge je ne me le rappelle plus mais il était beaucoup plus vieux que nous, je dirais entre 30 et 32 ans.

C'était un vieux il avait fait l'université il venait de Paris je crois, il était végérarien ou presque il était vraiment de Gauche, c'était un calme Bruno le contraire de la grande gueule il faisait partie de Greenpeace. Bruno n'était pas très grand un peu rond avec les cheveux longs naturellement et une barbe noire qui lui rongeait le visage, bruno était célibataire, c'était un sage Bruno la voile pour lui c'était de la péda c'était travailler une dérive ou sur l'efficacité d'un mât c'était un truc de contact avec les gamins c'était une approche de la nature c'était sa façon de gagner sa vie c'était une chose vachement agréable mais fallait pas lui parler de ragate, la compéte non, pas pour lui. Je me souviens qu'il tentait de nous ouvrir à l'extérieur il fréquentait toutes les conférences qui se passaient dans la petite ville de Cherbourg, il nous tendait un programme d'activités culturelles de temps en temps. Il ne venait pas à nos soirées ou bien alors il s'éclipsait très tôt, AC/DC à fond dans la salle de réunion non merci... Un jour je devais m'acheter des sous-vêtements de mer, je feuillette le catalogue Helly Hansen et je l'entends qui me dit gentiment "prends donc ça chez Damart c'est exactement la même chose et ça coûte 30 pour cent moins cher..." j'avais 23 ans j'ai casqué un max pour avoir l'étiquette HH... minable.

Un autre jour il écoutait de la musique un truc que je n'avais jamais encore entendu alors on a discuté et il m'a conseillé un groupe qui passait au théâtre municipal ce soir là j'ai laissé les autres, j'y suis allé seul écouter le Cuarterto Cedron... je me suis emmerdé comme un rat mort pendant tout le concert mais si je suis sincère je dois reconnaître que j'ai ressenti ce soir là comme un petit déclic...

Le mois suivant je délaissais l'école de voile et mes potes direction la capitale, j'y ai rencontré la femme que j'aime lors de la soirée Paris Village c'était en juillet 1981, je crois bien que Bruno à participé à mon ouverture...

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18 janvier 2017

Lui...

 

 

 - Sous-Titre : daniel Bleck... ***

 

"...il écrit toujours au crayon..."

 

A la sortie de la salle et à nouveau confrontés à  la morsure de l'hiver on a pas parlé pendant plusieurs centaines de mètres, on ne s'est même pas regardés on marchait hermétiques à tout. Merci Monsieur ken Loach vous nous offrez le sommet de votre art, je ne me souviens pas avoir été déçu par un de vos films, mais là c'est grand, merci.

 

 

 

*** Ne m'en voulez pas, il ne s'agit pas d'une tiration de couverture, simplement d'un jeu de mots je n'ai pas pu résister.

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14 janvier 2017

La corvée...

 

 

 - Sous-Titre : Le plaisir...

 

Le réveil à sonné à sept heures, des mois et des mois qu'une telle saloperie ne nous était pas arrivé, bref. Un petit déj' vite avalé et nous prenons la voiture pour faire les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent de la Teste-de-Buch aujourd'hui nous aidons un nouveau couple de copains à s'installer.

Nous sommes trois hommes dans le camion de location après avoir rempli à la va-vite les premiers meubles, les plus lourds sans précautions de chargement parce que la distance entre les deux lieux de déménagement est idéale, une demi heure de route c'est à dire suffisamment courte pour faire un maximum de rotations et suffisamment longue pour se détendre une demi heure et faire connaissance...

Le climat est absolument dégueulasse dans la journée nous aurons cumulé le froid, le vent et la pluie et quelques averses de grêle... dégueulasse après trois allers retour il est quelques chose comme 14 heures on a pas pris un seul café le camion est plein et Romain propose une pause déjeuner, il n'aura pas le temps de se répéter.

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Nos femmes nous attendent dans la nouvelle maison, le poêle ronronne la table est mise et les mets bien que très simples nous attendent en quantité, une première bouteille de Champagne est appréciée et puis les rillettes et les Pizza nous remettent d'aplomb tandis que les vêtements séchent et que nos vieux os se réchauffent. Pascal qu'on ne connaissait pas la veille nous raconte sa vie professionnelle d'agent SNCF des anecdotes croustillantes et des histoires catastrophiques telles qu'on peut en vivre en une trentaine d'années passés auprès du public sur les rails. Les deux couples nouvellement reconstitués que nous avons face à nous racontent comment ils se sont rencontrès ce qui les a décidés à tout remettre en cause du jour au lendemain voilà très peu de temps, nous leur parlons de nos trente six ans de vie en commun ce qui étonne Pascal qui n'a jamais vécu plus de 5 ans avec la même femme lui qui était marin. Dehors la météo se déchaîne il est dix sept heures il nous faut décharger le dernier camion monter le lit et deux armoires trier quelques cartons on s'y met à une allure beaucoup moins productives, il fait nuit noire lorsqu'on se sépare après de grandes embrassades et des tapes dans le dos, on se revoit très vie !

J'aime beaucoup participer à un déménagement avec des gens qui savent vivre, une vraie corvée un véritable plaisir.

 

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