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- Sous-Titre : Je Suis Allé Dans Leur Rue Sur Leur Marché...
Mais je ne les ai pas vus.
Le clavier va peut-être glisser un peu, ce n'est pas très propre je viens tout juste de finir le carré de porc cuit dans un bouillon puis passé quelques minutes au grill afin de caraméliser la couenne, dans le four... un délice avec des petites pommes de terres nouvelles achetées également sur le marché de Vannes samedi matin... un délice mes doigts s'en souviennent.
Trois, quatre jours passés entre copains dans le Morbihan (je te le rappelle on cultive pas la banane dans le Mo"bihan, on cultive pas la banane dans le Mo"bihan...)
Bon alors le Morbihan... c'est beau. Le Morbihan l'océan, les rochers Bretons, les plages Bretonnes, les stickers "Alaisbreiz", les crêperies Bretonnes, les ports Bretons, le golfe, la voile, le porc Breton, le vent en furie, les fruits de mer, Carnac, le ciré Breton, les sardines Bretonnes, le cidre Breton, Quiberon, les bols Bretons, les petites départementales verdoyantes, la langue Bretonne, les Menhirs, Vannes, les biscuits Bretons, l'idode, les couleurs Bretonnes, le varech, les festivals Bretons, les maisons Bretonnes, les marchés Bretons, la tradition Bretonne... Oh ben oui tiens, la tradition Bretonne... s'ils en faisaient un chouia moins, la Bretagne ça pourrait être parfait !!
- Tu peux conjuguer ça avec la Basquitude et la Corsitude, juste un peu de trop...
Le vent...
La pluie pire, la bruine le crachin c'est pénible... c'est très pénible.
"Oui...je suis au courant, sans pluie c'est la sécheresse, la sécheresse est une calamité et puis le crachin c'est bon pour la peau les vendeurs de cirés Cottten et le cliché Nord-Ouest... je suis au courant."
Je suis au courant mais la pluie c'est pénible. Pire qu'une journée de pluie ?? Une journée venteuse évidemment !!
Je n'aime pas le vent... Attends, je n'aime pas subir le vent pendant des heures. Ah ben évidemment, au début des 80" accroché au trapèze avec mon pote Patrice à la barre du quatre quarante cinq au milieu de la rade, le vent on en redemandait hein, évidemment hein !!
Mais avant hier sur la côte sauvage à Quiberon le vent !!! "tain mais fermez les portes ! Peut pas se parler, peut pas s'entendre, peut pas marcher autrement que courbés en deux, peux pas manger une glace, peux pas... il y a trop de vent.
La côte du côté de Narbonne... Perpignan : du vent ! attends, pas le petit vent frippon qui te t'offre une jolie vue sur les cuisses de la Demoiselle qui te précède ah ben non... LE vent qui souffle des jours et des jours, le vent qui a fait abdiquer la végétation, le vent qui a façonné le paysage, le vent qui a dessiné l'architecture, le vent qui colle aux clôtures les déchets plastiques de notre civilisation avancée, le vent qui énerve, le vent qui rend fou.
Alors bien sûr que serait devenu de Kersauzon sans vent, comment ferait-on tourner nos éoliennes sans vent, j'ai même eu vent qu'on remettait en ordre de bataille certains moulins pour le plus grand bonheur de bons meuniers, le retour au sources, quand la poésie se mêle aux techniques séculaires tout est possible et c'est chouette.
Les pays de grand vent, j'ai connu et apprécié... c'est pour moi du passé.
Tu as une chance folle... le sais-tu...
- Sous-titre : Tu, oui toi !! Tu as gâgné !!
- J'ai sauté une fois à l'élastique... sauté est un grand mot j'ai tombé comme une grosse merde bien, molle au bout de mon élastique et juré "plus jamais, jamais !!"
- A table (et pas dans les commentaires chez Jeanne...) je suis délicat... c'est verre à pied les couverts bien comme il faut et tout le tsoin-tsoin je ne me souviens pas avoir becquetté dans une boite fût-elle de cassoulet...
- Je n'ai jamais, c'est à dire jamais, voté pour Sarkozzy et je l'affûble de deux Z parce que c'est comme ça. Je respecte absolument ceux qui l'ont fait et même ceux qui le regrettent (de l'avoir fait et ceux qui le regrettent...) et je respecte même ceux qui écoutent christophe Maahé mais un tout petit peu moins, quand même...
- J'ai été Marathonien oui j'ai couru un Marathon... oui 1 Marathon bon, j'ai fini en pleurs et j'ai vomi tout mon quatre heures mais j'ai été Marathonien eh dis donc !
- Bon un petit coup de tringlette dans mon pieu à l'hopital bien évidemment oui ! Un joli petit souvenir c'était il y a longtemps hein bien sûr c'était un peu à l'arrache, on a bien ri ensuite quand l'infirmière est entrée... c'était mignon.
- Bon trois quatre heures de garde à vue dans une Gendarmerie de campagne entre Trouville et Dinard... pas dramatique non plus... j'ai eu la frousse sur le coup, mais bon ça fait des souvenirs...
- Bon alors tu vois, si il y a quelque chose que je déteste c'est le fan moyen... oh la honte, aller quémander un AUTOGRAPHE bien trop fier Eric, ça va pas non est-ce que l'on me demande de signer une photo à moi... n'importe quoi... attendre des plombes pour avoir un autographe, pfeeeee, bon un billet de concert je sors de la salle et je le jette, évidemment !!
- Piquer la casquette en cuir de Cristophe... ça va pas non... mais, mais je suis quelqu'un de très bien moi, dis-donc je respecte l'autre moi. (excepté chez Jeanne...)
- Nous sommes dimanche, le grand soleil était au rendez-vous nous revenons de faire une très chouette promenade avec deux couples de copains autour du Lac du Moutchic à Lacanau... a pied.
- Voilà encore un an nous habitions une résidence très agréable avec un parc arboré, un tennis et une grande piscine... j'en ai fait des folies, des conneries dans cette piscine la traversée en costume et assis sur un fauteuil de jardin plusieurs fois, mais ce qui m'a le plus amusé c'est faire semblant d'arriver du travail (costume cravatte un cartable au bout du bras) et rejoindre les potes en face en traversant la piscine avec l'air le plus normal possible ressortir tout dégoulinant saluer mes potes "j'arrive je vais mettre un maillot" et repartir en sens inverse par le même chemin... le tout sans le moindre sourire.
C'est bien, tu as gâgné !!
Mensonge éhonté...
En "signature" de mon Blog magnifique il y a ça et depuis le premier jour : -
Déclaration facile, qui permet de faire passer un tas de choses sans s'engager vraiment, toutefois cette formule simple me convient.
Prisunic...
Secrétaire peu souriante dans cet univers blanc et aseptisé elle me demande mes papiers et mes cartes... identité, mutuelle et vitale, je signe deux papiers et juste avant de m'éclipser : "ça fait pour vous, 135 Euros..."
- "Cent trente cinq euros répétais-je avec le regard illuminé du poisson rouge heurtant le bocal..."
- "C'est bien ça... 135 Euros... les dépassements d'honoraires !"
Alors qu'elle me tend l'appareil à carte Bancaire je lui glisse avec la mine du lapereau à l'heure de la rosée de septembre... "mais, mais les dépassements d'honoraires... c'était avant... sous Sarkozy !!"
J'aime bien... ah si, j'aime bien.
Ouf...
- Sous-titre : Ouf...
Ouf !
Diarrhée verbale...
"Charles Berling était vraiment très bien... il est toujours bien Charles Berling..."
Un peu plus de vingt deux heures trente, nous redescendons à la maison après une séance de cinéma, je couvre de mon bras les épaules de mon aimée parce que le temps est frais et parce que je couvre de mon bras les épaules de mon aimée.
Chacun avance deux ou trois arguments sur la qualité de film "le prénom" film plaisant, jolie passe d'arme... Dix minutes plus tard nous sommes devant la voiture de Bernadette garée devant notre chez nous : "tu entres une minute, je sais que tu bosses demain... on se boit une tisane tout de même..." "oh c'est gentil mais je commence à 6 heures trente... ... ... oh allez ! une minute !"
Nous nous retrouvons tous les trois avachis devant une tasse fumante assortie d'une petite part de tarte aux pommes... deux minutes de flottement et plaf ça démarre : "Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla...Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla... Blablabla..."
Quarante cinq minutes après, la femme que j'aime est sur le bord du trottoir soutenant l'écoute (j'ai abdiqué depuis un dizaines de minutes en me retirant dans mes appartements...) nous avons peut-être pu placer l'un et l'autre deux courtes phrases, peut-être...
Bernadette tu peux être quelqu'un de délicieux mais tais-toi, fais une petite pause de temps à autre tu n'en sera que meilleure.
A peu ninngue...
Sous-titre : Fantaisie, performance et salade de fruits frais...
Tu le sais je suis un solitaire, j'aime être seul... mais pas dans ma tête, dans ma tête de con teigneux on est plusieurs et pis ça déconne sévère.
L'autre jour, je traverse Bordeaux (Bordeaux est une ville plutôt pas moche et plutôt un peu friquée, située au sud d'une ligne Limoges/Tréffléan.) je traverse Bordeaux l'autre jour dis-ai-je, mais dans les clous, hein pas question de déconner il s'agit de Bordeaux tout de même... Bordeaux ! Je traverse Bordeaux et je me dis c'est bien mignon tout ça, la place des Quinconces, les jambons Ibériques qui sortent d'une usine à bouffe de Floirac, les meubles bancaux (c'est mon Blog Docteur Greg... les meubles sont bancaux... Greg une étagère bancale, les meubles des Quinconces bancaux... il en est ainsi na na na na nère-re)
L'autre jour, je traverse Bordeaux, et la place des Quinconces en diagonale... ben vi... en diagonale, entre les échoppes poussiéreuses des brocs mais principalement en diagonale (pénible hein... hein !) bon alors tout va bien tout est à sa place le Roumain qui fait la manche en face de l'office de tourisme, les touristes qui font la queue à l'Entrecôte, les voitures noires aux vitres fumées garées devant le Régent tout est à sa place, je peux continuer... je peux continuer mais je me dis pas drôle... tu vois, pas drôle !
J'aimerais participer à un gros délire, un truc gentil pas méchant du tout, gratuit rien qu'entre gens bien sans violence aucune "alors là le coup de la notion de gens bien est importante, gens bien... entre 35 et 65 ans plutôt pas trop de filles qui crient mais plus de filles que de garçons, des gens propres sur eux qui sentent pas trop des pieds ni de sous les aisselles, le cheveu peut être long, mais pas trop, pas d'intellectuel, l'intellectuel fait chier, pas de tee-shirt G.Star ça m'emmerde, pas de lunettes de soleil, à la limite deux ou trois handhicapés, pas de signe distinctif de conviction politique, pas de doigts dans le nez... si le doigt dans le pif, j'aime bien j'aime bien, les seins des filles... de toutes les tailles on s'en fout l'essentiel c'est d'être équipé on se débrouillera... s'en fout, pas de survêtement c'est évident hein... hein !! Des gens bien quoi."
- Alors, par exemple en truc genre a peu ninngue t'arrives sur ta plage préférée et tout le monde... tout le monde tu vois, tu vois hein tout le monde regarde vers la terre... Que des gens bien, des centaines de gens bien qui regardent allongés ou debout sur la putain de plage, vers les dunes, vers les parkings, vers la route mais pas la mer ! Ahhhh la gueule !!
- Alors, par exemple en truc genre a peu ninngue l'ascenseur arrive à l'étage où tu l'attends, la porte s'ouvre et à l'intérieur il reste de la place mais personne ne sort des gens se serrent dans un coin, il sont serrés comme des sardines, ne se parlent pas, semblent ne pas se connaître, il sont là simplement... quelques gens bien qui jouent, te font pas de mal ! Ahhhh la gueule !!
- Alors par exemple en truc genre a peu ninngue dans une rue de centre ville un groupe de gens bien qui jouent à marcher individuellement mais avec une façon de marcher pas ordinaire sans balancer les bras, du tout ou bien alors les deux bras au même rythme et symétriquement ou bien alors les gens bien qui jouent à marcher avec un bras tendu au-dessus de la tête bien haut ! Ahhhh la gueule !!
- Alors, par exemple en truc genre à peu ninngue à l'heure de l'ouverture d'un hyper marché de banlieue quelques centaines de gens bien qui entrent acheter un tout petit truc pas cher Et en promotion (le même produit...) tous en même temps et qui payent tous avec un billet de cent Euros par exemple le même exercice en version revendicative serait de faire le même mouvement d'achat aux heures d'affluence pour bien emmerder le système... ! Ah la gueule !!
S'amuse bien le Bleck hein... hein !!
Oui je suis réac, bien évidemment que je suis réac...
Sous-titre : Ne jamais oublier que le rebelle est un soumis qui s'ignore, jamais.
Sortant de la boulangerie avec un pain Tradition bien cuit et une baguette aux céréales... oh la baguette aux céréles du dimanche matin qu'on déguste un mardi matin... Oh !
J'ignore les deux poufs et leur table de picnic branlante aux bouquets de clochettes hors de prix traverse sur les clous claque la porte de la Lagouna en saluant nagativement les deux petits mômes qui tapotent à la vitre "M'sieur, msieur un petit brin..."
Le long des huit cent mètres entre Jacqueline la boulangère et le "Jardin d'Eden" la fleuriste, sept petites tables de picnic branlantes... François, notre tout petit, vendait sur le trottoir du muguet avec son pote, ils avaient un emplacement d'enfer la recette était tout à fait surprenante, ils avaient de 12 à 15 ans ils se démenaient, c'était François qui achetait le stock je l'emmenais au marché de gros à Brienne je ne faisais que le chauffeur et le laissais se démerder... je peux te dire qu'avec son caractère de chien il savait acheter le petit con, un jour son interlocuteur lui a dit alors qu'il comptait le flouze, "Petit, si plus tard tu cherches du travail tu viens me voir !!"
Bref, notre fils vendait du muguet et nous l'avons aidé encouragé. Mais je crache dans la soupe, je n'achète pas de muguet pas déconner... J'arrive à la maison avec trois roses rouges, non mais !!
La poignée dans le coin...
Sous-titre : A fond !
On descend quatre à quatre l'escalier en béton de cette barre d'immeubles du quartier des Provinces il doit être entre vingt deux heures trente et vingt trois heures je glisse la petite clé chromée dans la fente encore située sous le réservoir à gauche soudée sur le cadre Martin, enfile tranquillement une paire de fins gants de cuir noir, règle la sangle de l' intégral AGV, juste un tout petit coup de pouce sur l'intérupteur et le quatre en un Devil rugit, Philippe fait de même sur sa 750 Suzuki... une bouillote. D'un signe de tête sans un mot on enclenche la première, le quatre cylindre feule nerveusement, il he pleut pas alors se sera en préambule la rocade direction les quais et ses deux ou trois virages parfaits...
Place de la République ils sont là, sept ou huit Japonaises attendent... On entre dans le bar nous commadons un café, jamais d'alcool nous allons rouler à fond... pas une goutte d'alcool ! Arrive la question du samedi soir... " "Qu'est-ce qu'on fait ?? Le Mora à Barfleur ? Quinéville ? les plus fous avancent... la Campagnette... Carteret... non, trop tôt dans la saison..." Ce sera comme souvent... le Mora... Par la côte !
Nous prenons la route le départ n'est pas trop rapide chacun prend ses marques, les couples arriveront après, nous, nous sommes des solitaires pas de passagères la route est étroite nos phares balaient l'anse du Brick "quand t'es dans le désert, depuis trop longtemps là là là là... les yeux bandés..." Capdevielle l'homme du moment ne quitte pas ma mémoire les trajectoires se tendent on avale la descente vers Fermanville le viaduc la si jolie vallée on s'en fout on roule la poignée dans le coin ça râcle un petit peu et ça passe, nous avons beaucoup de chance ça passe !!
Nous stoppons nos machines sur le parking du Mora, la tension nerveuse se brise d'un coup nous rions comme des malades, comme des petits cons, alors nous revoyons les virages, la ligne droite après St. Pierre le passage à niveau où nous avons "décollé"... les autres tirent sur une cigarette alors que les couples arrivent un tout petit peu plus sagement, nous pénétrons dans le club du Mora on occupera une table tout au fond quelques bières mais pas trop les murs pissent la transpiration l'air est irrespirable la musique est a son maximum "ten years after", Téléphone déjà, AC/DC remporte tous les suffrages...
Nous repartirons vers trois quatre heures... le retour s'effectura calmement le froid s'infiltre entre tous les interstices de nos cuirs, nous arrivons sur le petit parking du pont tournant un chauffeur de taxi dort dans sa Mercédès, un salut rapide et je regagne mon deuxième étage transi je m'écroule sur le lit vidé, heureux.
C'était une soirée ordinaire en 1979, j'ai aujourd'hui deux garçons de mon âge à l'époque, et la vitesse ne les intéresse absolument pas... veinard que je suis.

