Ou l'aventure au coin de la rue...

 

Dans la série petits plaisirs et grosses monstruosités.

J'adore ça, c'est exactement comme de manger au restorant j'adore ça, souvent on me demande "et t'en as pas marre..." non toujours pas ce qui me dauberait grave c'est de saluer toujours la même nicole en arrivant au bureau, de passer toujours par la même rue de chercher toujours la même place pour garer mon carrosse devant l'école, ce qui me couinerait menu menu c'est d'écouter systémétiquement et de préférence le lundi les geignardises de Monsieur Fernand le concierge de l'usine, non me déplacer coucher à l'hôtel et manger au restaurant, ça va.

Et puis ça tombe bien je suis payé pour ça, mal mais on va pas se plaindre hein ? On va laisser ça à Monsieur Fernand hein !!

 

Il faut bien se rendre compte que je fais partie des tous derniers Mohicans, les tout tout derniers pffeeeet fini ! Le déplacement professionnel aujourd'hui et depuis un bail se fait fiche de frais contrôlée café distribué carte d'abonnement dans l'hôtel étape de bord d'autoroute standardisé bas de gamme sandwitch triangularisé géolocalisé... autant pointer chez Michelin ! En ce qui me concerne je dispose d'un (petit) forfait de déplacement et JE - ME - DEMERDE !

Etre seul disponible et pas trop regardant sur le confort m'a ammené parfois à de sacrées découvertes. En régle générale je ne réserve pas une étape je me décide au tout dernier moment c'est là que la truculence flirte avec le cocasse ainsi dans les 25 dernières années j'ai couché dans une roulotte, dans une caravane en plein Toulouse, dans une chambre où il pleuvait à Limoges, dans une Pinasse à la Teste, à 2 mecs (un inconnu non pas dans le même lit...) à Perpignan, dans un Combi  WW près de Rodez dans la même ville dans un vieux mobil home gratuit mais pourrave, roulé dans mon imperméable et sur un lit pas propre à Montpellier, sur le sofa d'un hall d'hôtel à Paris dans le 1er arrondissement... Je n'en suis pas mort et c'est plutôt à glisser dans les bons souvenirs.

Une précision de toute ma vie d'hôtel je n'ai "subi" que par deux fois le son déchaîné d'amants d'une chambre voisine à me réveiller, 2 fois seulement, ça casse le mythe de la baise hôtelière ou je dors très bien... bon, bon... c'est vrai je dors très bien.

Un des pires souvenirs une chambre dans un état lamentable un F1 à Tours sud, lamentable et donc très cher, le meilleur souvenir ? - Un relais et chateaux dans la campagne Vendéenne, une table d'hôtes dans le Béarn, l'Arundel au Sables par une nuit de novembre, le Best Western d'Aurillac, sur le rocher Biarritz. Le classique du classique chez Lachaud à Aubazine.

Un souvenir impérissable deux nuits dans ce petit hôtel situé au coeur du triangle de Bordeaux avec la femme que j'aime au printemps pour redécouvrir notre ville sous l'angle de touristes.

Débouler de la chambre située sur la place du Capitole et bondir prendre un petit déj' sur le comptoir de marché victor Hugo... déjà le soleil se lève.