En octobre aussi il peut pleuvoir et justement chez Tonio il pleut. Depuis que nous avons passé le tunnel du Somport il pleut et pas qu'un peut... nous sommes dans un petit village au sud de Valence c'est la pharmacienne qui nous a indiqués ce petit restaurant où Tonio nous sert ce riz au fruits de mer et pois mange-tout fumant et une bouteille de vin qui nous ragaillardit... on se sèche, on se réchauffe et nous discutons l'idée était de prendre le ferry en direction des Baléares... mais il pleut et on annonce un force 6 à 8 pour demain...

Alors on remonte dans la C5, nous le plein (à moins de 1,20/le litre) et nous prenons la direction le sud !

Albacete, Linarés où on s'arrête pour la nuit, Cordoue et Séville il pleut et il pleut toujours, beaucoup de vent et le thermomètre est en dessous de dix degrès, en toute fin d'après-midi nous apercevons un trou dans l'épaisseur des nuages là-bas à l'horizon cette lumière est notre cible nous ne nous dirigeons que vers l'éclaircie elle nous mène en bordure d'atlantique à Rota où nous descendons de voiture au sec... 20 heures trente, il fait 17° le premier hôtel est le bon, une chambre confortable pour 50 Euros, la patronne gentiment nous dirige vers un petit restaurant, un poisson grillé et hop au dodo.

Le lendemain c'est un grand soleil qui ne nous quittera que dix jours plus tard du côté de Salamanque, sur la route du retour. Mais pour l'instant nous trouvons un appartement  face à l'océan, au coeur de Rota. Une base américaine est abritée à Rota ce qui fait le bonheur des commerçants et de l'emploi local. Nous avons bien évidemment visité la superbe et très espagnole ville de Séville et puis naturellement nous avons poussé jusqu'à admirer les pros de la glisse à Tarifa, ceux de la visite des vieilles pierres à Cordoue etc, etc etc...

Il a fallu remonter et comme je l'ai écrit plus haut c'est à Salamanque que nous avons retrouvé la pluie et le vent mais surtout la pluie, la pluie et encore et toujours de la pluie. Depuis hier matin le froid et un franc soleil nous abreuvent sinon et depuis dix huit jours il a plu plus ou moins fort mais continuellement et sous toutes les formes de pluie du petit crachin insidieux à la violente douche orageuse, des journées entières de pluie... Quand je pense que j'ai vécu plus de 25 ans dans ce Cotentin battu par les vents, les grains et les averses, rongé par le brouillard et que j'ai adoré ça ! Aujourdhui je n'aspire qu'à la douceur et au temps sec