- Sous-Titre : Fait couler beaucoup d'encres...

 

Sortant de chez Berthoise (qui m'a toujours beaucoup inspiré... ah si !) je pouffe à l'image que fait ma ponctuation suivant ce texte d'inspiration inspirante... je pouffe que veux-tu je pouffe et puis c'est tout, je pouffe !

Sortant de chez Berthoise dis-ai-je et inspiré je viens de parler de la viande de porc, la dernière fois qu'on est allé manger au restaurant un plat du jour : de l'échine de porc à la lecture de l'ardoise une Dame mal embouchée (embouchée, hein...) "du porc, hors de question j'ai entendu ce matin que c'était dégueulasse..." je ne fais que citer exclusivement ce que nous avons entendu, j'ajoute que je pourrais tuer pour moins que ça, mais j'ai une éducation moi, je ne fais que de mépriser cette personne. Il y a porc et porc.

Qu'elle ne consomme  que du cochon ou que des salsifis m'importe peu, elle fait ce qu'elle veut mais ta gueule.

Berthoise qui m'a toujours beaucoup inspiré, nous raconte qu'un professionnel de médecine lui suggère avec assiduité de tenter de stopper la consommation de lait... ça va pas chercher loin y-a pas mort d'homme mais Berthoise aime le lait, Berthoise boit du lait.

Ma (très) modeste personne est née dans un des pays du lait, le bocage Normand le poisson était invariablement servi avec de la crème fraîche tout comme l'escalope et la côte de veau, le beurre était toujours systématiquement posé sur la table on en mangeait avec les radis, le saucisson, le camenbert, les tomates, la viande, le poisson à la crème, on beurrait  les croissants (au beurre) bien évidemment avec le café AU LAIT ou le chocolat AU LAIT... un oeuf ça se mange avec des mouillettes beurrées c'est meilleur... bref, on déconnait grave mais grave... qu'est-ce que c'était bon.

A la maison et suite à des galères de santé on a (un peu) réduit (quelques) excés dans la dernière décennie, c'est vrai. Le sucre blanc, le sel, la viande, on privélégie le lait de chèvre au lait de vache (une révolution, mes parents ne me croiraient pas et je ne déconne pas !) là vois-tu, je ne pouffe pas à la vue de la ponctuation... question de timing ou de contexte, mais je ne pouffe pas, vois-tu !

Bon, on a réduit mais c'est pas la galère absolue, non. Et puis j'ai réduit par mode, par sagesse, par esprit moutonnier, par exemple mais je n'oublie pas voilà bientôt cinq ans au sortir de l'hôpital après une opération tout de même balèze ou des organes vitaux avaient été touchés/traités... j'attendais  l'avis de médecins sur ma conduite à tenir en matière d'hygiène alimentaire je m'attendais à un régime très sévère et comme ça ne venait pas sur le tapis j'ai posé la question directement au chirurgien et puis à un autre médecin qui avait ma confiance : "...ne changez rien, vos tumeurs on ne sait pas ce qui les a provoquées, continuez à avoir la vie saine que vous avez menée jusqu'à maintenant, ne vous en faites pas..."

Ce soir je vais me taper un (deux) bol de soupe de légumes, je te dis pas.