- Sous-Titre : Sujet à polémique...

 

C'est Antiblues qui m'a largement inspiré cette "catégorie Cuisine". Malgré le climat du moment nous devons nous rendre à l'évidence, nous vivons les derniers jours du mois de Mai... le "beau" mois de mai.

C'est fini je ne mange plus d'huîtres. J'aime que dis-je j'adore les huîtres mais fin avril et jusqu'à la fin du mois d'aout tu ne me fera pas manger d'huîtres, je n'apprécie les huîtres que pendant les mois en "r" c'est comme ça, c'est culturel. Dans ma famille tout le monde mangeait des huîtres, c'était un met de choix c'était cher on mangeait des huîtres le dimanche midi et l'hiver je crois que c'était régional on n'apréciait pas les huîtres "laiteuses"...

Ici à Bordeaux l'achat de la douzaine d'huîtres est un acte quasi-religieux  chaque dimanche et en toute fin de matinée c'est l'homme qui se dirige vers la place de l'église du village où se tient depuis la fin de la nuit un producteur venu du bassin d'Arcachon voisin ou des bord de l'océan depuis les parcs de Marennes-Oléron... il choisira la taille et souvent il repartira avec un citron, ici la vente se fait encore sous le régime des 13 à la douzaine, vient ensuite la cérémonie de l'ouverture... des drames peuvent survenir pour l'inexpérimenté voire le mal équipé !!

Parfois lors de l'ouverture  des deux ou trois douzaines, je ne peux m'empêcher de penser au premier mec (ça ne pouvait pas être une fille... franchement, ça ne pouvait pas être une fille... bon, c'est peut être une fille qui a donné (l'ordre) l'idée à un gars de s'attaquer à ce bestiau...)

Imagine un type qui ramasse un caillou dans la mer enfoui dans un peu de vase, un caillou parmi d'autres cailloux... il observe le caillou avec attention... c'est ça, il va l'ouvrir, mais il se blesse il se blesse forcèment il jette le caillou avec violence contre un rocher le truc éclate... le gonze s'approche et  découvre un immonde glaviot répugnant, Jean-Marc (oui, on va nommer le premier homme ouvreur d'huîtres Jean-Marc) s'éloigne non sans réprimer un hoquet de dégoût... tout à coup Jean-Marc marque un arrêt, il se retourne le caillou est là à moins de dix mètres derrière lui, le glaviot est comme enchassé dans un écrin délicatement nacré éclatant de blancheur... Jean-Marc se gratte le menton perplexe... il s'approche de l'extrémité d'un doigt il effleure à peine ledit glaviot ça bouge putain ça bouge !! Jean-Marc s'enfuit en courant c'est alors que Natacha (oui, on va nommer la première femme gouteuse d'huîtres Natacha) lui fit un croche-pied "maintenant tu te lèves et tu vas goùter !!" (Natacha n'était pas une femme facile-facile...) c'est avec stupeur que Jean-Marc dû s'affranchir de sa frayeur et reconnaître que l'expérience valait le coup d'être vécue : une huître, c'est bon.

Jean-Marc et Natacha on passé une après-midi à ramasser les cailloux-huîtres le soir ils se sont tranquillement posés en limite de forêt Jean-Marc a bien pesté en ouvrant trois douzaines de ces cailloux-huîtres récalcitrants mais ils ont dîné royalement... ensuite Natacha et Jean-Marc on fait l'amour toute la nuit pendant 3 minutes et demies... Merci Jean-Marc (et Natacha) la gastronomie a fait un grand pas ce jour là !!