- Sous-Titre : Non non, on baise et puis on s'en va...

 

"tain' plus de trente ans de vie commune mazette... et comment tu fais, vous avez une recette ??" - "Nan, mais tu déconnes... et question baise... me raconte pas d'histoires beuh, me raconte pas d'histoires !!" - "Ah, mes parents oui... mais moi, ça va pas non... rester avec une femme plus de... 5, 10 ans... même pas en rêve !"

 

Voilà quelques jours dans une salle de réunion en banlieue sud Parisienne on est 5 commerciaux désoeuvrés... c'est très très con 5 commerciaux (5 commerciaux désoeuvrés est un pléonasme...) bien évidemment je fais partie de ces 5 cons. C'est le milieu d'après-midi, on en est au troisième café les questions sont fondamentales "Tu veux du suc' ? Où qui sont ? Quelqu'un sait ou on mange ce soir ? T'as fait combien le mois dernier ? t'as encore combien de temps à faire toi ?"

Ah c'est ma dernière année mon poulet. Oui, parce que la dernière question m'était adressée, ils savent pertinemment que je suis homme de goût et ne prends pas de suc' dans mon café...

"Oh "tain j'y crois pas... t'es au bout, c'te chance mais t'as pas 60 ans au fait..." C'est là où je me fais le plaisir de dérouler mon curriculum à Pascal. Mais si, poulet j'ai soixante ans, dans deux mois j'ai soixante ans et comme je suis salarié depuis l'âge de 17 ans... je me tire vois-tu poulet.

C'est au moment où j'explique que la femme que j'aime est elle-même à la retraite début juillet... (le Pascal) "tain', plus de trente ans de vie commune mazette ET avec une enseignante !!" à ce moment j'ai senti dans les yeux du Pascal comme un défi, comme un truc qui clochait grave, comme un caillou dans le mastic : "30 balais avec une gonzesse y se fout de ma gueule/30 balais avec une gonzesse enseignante y a offense." Bon mais c'est comme ça... l'amour mon garçon. L'amour et puis les paquets cadeau qui vont avec, les galères également la totale, une vie quoi.

Et puis dans cette vie il y a les pépites... tiens celle-là, il y a 5 ou 6 ans un début juillet à une terrasse de l'angle de l'avenue de Villiers on a même pas bu nos café c'était en milieu d'après-midi... on descendait tout juste de cette chambre hôtel.