Midi sonne tout juste alors que je me trouve à la caisse de cette succursale automobile, c'est vendredi.

Seul face à deux Dames je sors ma carte bancaire afin de payer une somme modique la caissière semble avoir une difficulté à imprimer ma facture... elle m'explique que l'établissement souffre de gros soucis informatiques je la rassure j'ai tout le temps et soudain cette Dame se prends le visage entre les mains elle fond littéralement en larmes je me recule d'un pas laissant la vague passer à ce moment sa collègue plus jeune, s'approche d'elle la secoue un peu en lui disant qu'il ne faut pas qu'elle s'en fasse pour une entreprise comme la leur, qu'elle prend bien trop tout à coeur qu'elle à bien tort etc... la pleureuse la fusille du regard crie "tu m'emmerdes"... je paye leur souhaite de se reposer et je m'éclipse rapidement.

 

La période est périlleuse, les gens que je croise me semblent de plus en plus épuisés, frustrés, aigris. Dans mon tout petit milieu professionnel c'est catastrophique je sens que le fil peut se rompre à tout instant. Les événements que me relate la femme de ma vie sur l'activité des enseignants me semblent tout à fait insupportables... 

S'ajoute et ce n'est pas rien l'écoute et le regardage des médias leurs déversements de merdes, la peur qui s'immisce dans les esprits depuit tant d'années pour tout et n'importe quoi. Les attentes politiques et sociales sans cesse reculées. Cette pluie qui nous emmerde tous. Toutes ces gastros à répétition, ces "j'ai mal dans le dos". Les rhumes. Les histoires d'amours épuisées. C'est assez moche.