- Sous-titre : Je ne pars pas.

 

C'est Noêl, nous sommes à Paris. Je veux dire que lorsque nous sommes à Paris afin de profiter de quelques jours de villégiature, c'est Noêl. En l'occurence, cette année pour nous c'était Noêl a Paris a Noêl !

Trois ou quatre jours parfaits. C'est bien simple nous sommes logés gratuitement et à trois cent mètres de la place léon Blum ou de la place Voltaire c'est à dire vraiment dans la capitale, l'automobile est remisée les déplacements ne sont que du loisir zéro contrainte.  Mon premier geste du matin descendre chercher le pain et les viennoiseries pas à deux cent mètres juste en bas, en région Bordelaise et avec des références nord de la Loire il m'est difficile de trouver le croustillant, le feuilleté d'un croissant comme je les aime... Une journée qui commence bien.

Le onzième arrondissement était encore quand nous habitions là-bas voilà plus de vingt-cinq ans un quartier plutôt prolétaire et puis la Bastille c'est bobotisée le marais à poussé encore, encore et toujours et de simples troquets de quartier sont devenus des zones branchouilles, le moindre mètre carré de balcon est devenu une terrasse planté de son gazon en plaques... c'est comme ça. Toutefois le onzième conserve à qui est en mesure de l'observer quelques endroits absolument adorables, des coins de village assurément plus sympathiques que dans la campagne la plus reculée de notre vieux pays... Il suffit de s'éloigner des grands axes par exemple le Square Gardette... le Square Gardette quelques centaines de mètres carrés d'arbres, de végétaux de jeux pour enfants, ses éternels laissés pour compte de la vie qui quémandent quelques sous, son gardien de square, les trois black au dess code vert fluo oui, n'aie crainte ce sont bien eux qui passent le balai... n'aie crainte, la bonne mère de famille prenant l'air en poussant la poussette, les quatre vieux râlant contre le jeunes qui pourrissent tout... n'aie crainte tout est bien établi dans l'ordre mais également le Square Gardette c'est un putain de troquet, un rade comme on souhaite en avoir pas trop loin de chez soi, le genre de truc où dès la porte rabattue derrière toi une certaine magie opère... c'est forcèment agencé de bric et de broc il y a des bouquins qui traînent partout tiens sur la grande table trois mômes lisent des BD alors que leur père semble travailler sur son PC, là-bas deux zamoureux se bécottent sur un vieux sofa dont ma grand-mère n'aurait jamais voulu un son diffuse FIP et ça le fait total... le café est à un Euro au comptoir et la cuisine propose de jolis plats de bistro... Un jour j'y reviendrai a cet angle de la rue saint-Ambroise !

Ce soir nous sommes invités au théâtre... Génial ! Sauf que comme je suis un tout petit peu un grand connard je la joue "oh... tu penses, une pièce de boulevard... ta Mère aurait pu choisir autre chose..." - Je me suis marré comme un malade, un beau moment de détente chantal Ladessous, une pièce de et avec isabelle Mergault "Adieu, je reste" excellent, et puis sur les grands boulevards, la soirée théâtre que de la balle, je suis un grand connard !

Le matin suivant je quitte l'appartement encore endormi un café vite expédié au comptoir du coin de la rue et puis je marche sur les pas de notre jeunesse les quais du canal St. Martin, la place du colonel Fabien je pousse jusqu'au marché Secrétan un petit tour dans les Buttes Chaumont, monter à Ménilmontant bien sûr et puis il est temps de penser à rejoindre la famille... je dois acheter ce qu'il faut pour déjeuner ce sera rue Oberkampf ah la rue Oberkampf représente tout un symbole lorsque j'ai débarqué dans le coin j'y ai découvert les courrées dans le bas de la rue et puis le groupe Oberkampf... tiens c'est quoi, ça je rentre dans un boui boui de quelques mètres carrés mal foutu tout en longueur une radio mal réglée diffuse une musique arabe tonitruente Azil me vendra une dizaine de savons à l'huile d'Argan et puis nous parlons de la catastrophe de son pays... je laisse le jeune Azil à ses angoisses non sans lui avoir demandé où je pourrais acheter du pain "juste à droite là..." je rejoins l'appartement avec mes deux flûtes Gana...

Oberkampf et Sarzeau même Gana...