Depuis la création de ce modeste Blog si un billet peut illustrer la rubrique : Au secours... c'est celui-ci.

- Lectrice, je vais tenter de te narrer, ici même, la rencontre avec un personnage qui fait paraît-il partie de la famille et ce depuis environs deux années. Gérard (nous le nommerons Gérard) serait comme le compagnon d'une dame que l'on peut qualifier comme une mère, ou une belle mère, ou une grand-tante, ou une grand-mère... enfin le genre de personne incontournable dans cette période que l'on nomme délicatement les fêtes de fin d'année.

- Blog, mon ami, fidèle confident. En ce bel après midi ensoleillé je viens déverser sur ton échine courbée tout mon fiel, je viens au travers de cette page ouverte décharger toute mon amertume... Crois moi si tu le peux, épancheur de ma vie toute petite mais je n'en puis plus !

Ils sont restés 5 jours à notre domicile : CINQ JOURS. Nous les avons déposés à la gare direction la capitale hier midi, je t'écris donc à froid, hier je n'aurais pas pu ça n'aurait pas été correct tu ne m'aurais pas cru une seconde, débordé que j'étais par un curieux sentiment, par une déception sincère.

En deux ans nous avons rencontré Michel (nous le nommerons Michel) quatre ou cinq fois, mais dans des circonstances plus légères, moins intimes, certes nous soupçonnions quelque malaise mais nous mettions ça sur le compte d'une mauvaise humeur passagère de notre part, sur un aspect de timidité compréhensible du personnage... nous nous somme trompés !

Jacky (nous le nommerons jacky) est un soixantenaire à l'allure vive et alerte, toujours et en toutes circonstances tiré à quatre épingles un look, une allure datée certes mais le bougre à une certaine allure.

La description positive du môssieur, s'arrête là !

Le Jean-Pierre en question (nous le nommerons Jean-Pierre) est absolument perdu pour toute vie sociale actuelle. Le pauvre homme cumule une somme de valeurs absolument incroyables, un peu comme s'il avait décidé de battre un record, une volonté farouche de se distinguer au sommet d'une formidable ringardise.

- Réactionnaire : Toute évolution est coupable. C'était mieux avant. De la faute des autres (tous les autres). C'est comme ça que ça doit être, un point c'est tout.
- Radin : C'est beaucoup trop cher. J'aurais bien payé, mais pas de liquide (hors de question de retirer du pognon d'une autre agence bancaire que la mienne... pas confiance). "Vous n'auriez pas la même chose mais moins cher ?"
- Egoïste : André (nous le nommerons André) égoïste est naturellement un pléonasme ! Avec lui c'est tout pour ma gueule, parceque le mec en question est gourmand voire trés gourmand, le genre de mec à réclamer (à la maison, on fait plutôt dans la simplicité mais nous avons une notion de la table plutôt confortable) "mwouais, avec ça j'vairais bien du vin blanc" - tu peux te torcher mon garçon !
- Dénué de tout forme de gentillesse de vraie attention. A table, en automobile lors d'une ballade t'as le droit de te tartiner ces anecdotes sur les "voyages" de sa jeunesse mais il ne prête aucune attention aux discussions des autres convives, ça l'emmerde !
- Aucun caractère, ne prend aucune initiative même insignifiante refuse toute prise de risque.

Bref, tous ces curseurs sont bloqués aux environs de l'année 1967 modifés 79 une tristesse, un repli sur lui-même absolu. L'humour ? quel humour, celui d'un fond de chambrée malsain d'où il fut peut-être le souffre douleur (ben oui, naturellement l'animal (nous le nommerons l'animal) a des responsabilités au sein d'un comité d'anciens d'Algérie.)

Alors oui, le matador est le compagnon d'une dame qui compte dans notre famille, c'est ainsi. L'aime-t-elle ? Comment le supporte-t-elle nous n'en avons aucune idée, c'est son chemin de croix... Oh la dame en question à des torts c'est incontestable, elle pourrait faire ici l'objet d'un portrait au vitriol mais le sujet du jour c'est Daniel (nous le nommerons Daniel) le Daniel nomme sa dame : Bichette, c'est son droit le plus absolu mais lorsque tu entends en toute circonstances d'une voix mal placée et trois-cent-soixante-douze fois par jours : - hein, ma Bichette. - vouis, ma Bichette. tout à fait, ma Bichette ça use, ça fatigue.

Tu as supporté la lecture de cet article, c'est tout à fait remarquable. Tu penses bien sûr que j'exagère, que je suis d'un naturel méchant, que je pousse volontairement le trait que mon penchant pour la provocation m'amène à caricaturer, je peux te comprendre, mais si tu m'accordes un peu de crêdit sache que vraiment, je suis fatigué de ces CINQ JOURS.

- hein, Bichette...