Putain de nostalgie, ce matin au volant de ma Laguna, j'apprends le décés de jacques Martin. Honnêtement, s'il n'y avait pas eu le feuilleton Sarko j'aurais pu croire que ce troubadour était mort voici quelques années, je l'avais oublié... cruel public.

Et puis tout à coup, les souvenirs affluent en masse dans ma pauvre tronche ! 1975, j'ai bientôt 20 ans et je ne regarde pas plus la télé qu'aujourd'hui, cependant à l'occasion de quelques repas dominicaux où je traine à la table familiale un peu plus longtemps que d'habitude, dans la lucarne en noir et blanc surgissent une bande de fous, une vraie bande d'ahuris et ça fume en direct à la télé et ça se marre pour pas grand chose, et ça reprend en choeur avec les mimiques qui vont bien, des titres que la france entière hurle à tue tête "à la pêche au moules", "Mamzelle Angèle" c'est décalé, loufoque... c'est génial !

Alors, franchement des après midi entières à regarder Martin, non pas complétement mon truc, le spectacle des marmots venant hurler les chansons de Dalida devant un parterre de papas et de mamans suréquipés de camescopes, malgré quelques momments d'anthologie télévisuelle, très peu pour moi. Mais nous devons à Monsieur Jacques Martin de nous'avoir fait découvrir, au travers de cette émission de l'ORTF, des mecs absolument superbes, uniques : Pierre Desproges, Daniel Prévost, Pierre Bonte, le dessinateur Piem...

Et puis quel bonhomme ce jacques Martin. Comédien, fin gourmet, chanteur, cuisinier, aimant les belles femmes, chansonnier, impertinent avec un rare don d'improvisation, amateur de vins fins. Un homme qui aimait la vie quoi !

Alors, je me suis ressorti un vieux Led Zep, et en mettant les potards à fond par deux fois je me suis envoyé Stairway to Heaven...

Salut l'artiste.